Service minimum sur les salaires au CEA


Comme vous le savez les augmentations générales au CEA sont bloquées depuis 12 ans. 6 700 salariés ont signé une pétition en 2019, demandant :

  • 60 points de salaires pour tous (333 euros)
  • un point de salaire indexé sur l’inflation
  • une meilleure carrière pour les salariés Annexe II

Cette année, la direction du CEA veut tenter de résoudre son problème, le manque d’attractivité des salaires d’embauche, sans répondre pour autant aux demandes de l’ensemble des salariés. Pour cela, lors de réunions de “négociation” qui n’en avaient que le nom, la direction du CEA a proposé un projet d’accord, non modifiable, sur des mesures salariales.

Les autres sujets sur la rémunération sont renvoyés en fin d’année dans le cadre de réunions de travail.

Le contenu de cet accord est assez surprenant, la direction augmente les salaires d’embauche de 5 à 47 points selon les niveaux d’embauche et les diplômes. La CGT n’a pas trouvé la logique qui avait mené la direction à ces valeurs, résumées dans le compte-rendu ci-joint ou exposées par la direction dans cette présentation.

Pour tous les salariés en poste au 1er octobre, la direction met en place des mesures de rattrapage afin de garantir que la rémunération brute mensuelle soit au moins égale aux nouveaux minima.

Ces mesures de rattrapage concernent au total 529 salariés Annexe II sur 3 550 et 383 salariés Annexe I sur 11 000.

La direction s’est également permis un chantage à la signature vis-à-vis des syndicats : si l’accord n’est pas majoritaire, le biseau de sortie de poste ne s’applique que sur 3 ans au lieu de 5 ans et les primes d’ancienneté à partir de la troisième année au lieu de la première année, pour les salariés de l’Annexe II.

Tout ça est bien loin du cahier revendicatif, porté par l’intersyndicale complète lors des NAO.

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