Rassemblement contre le projet transport de la direction


Lors du rassemblement de 200 salariés opposés au projet de la direction, qui prévoit la suppression de 11 lignes de cars sur 54 et des rallongements de temps de trajet pouvant aller jusqu’à 40 minutes, les échanges entre le personnel et la direction du centre ont été houleux.

« On ne vous dit pas tout » a
commencé la direction. Selon elle, 70% des personnes interrogées
seraient pour partir plus tard. Un bon exemple de bluff, voici
les chiffres ! A la page 13 de la présentation de l’enquête) Plan de Déplacement d’Entreprise (PDE) (voir lien intranet), on lit : « 46% des employés qui prennent le car le matin mais pas le soir souhaiteraient un autre horaire le soir, majoritairement entre 18h et 18h30. »,
seulement ceux qui prennent le car le matin et pas le soir
représentent 20% des salariés qui prennent le car, qui sont eux
même 28% des salariés du CEA. Au final ces fameux 46% se réduisent à
environ 100 personnes. La direction tient compte de l’avis d’une
centaine de personnes quand ça l’arrange et n’entend pas les 200
personnes qui se déplacent pour lui manifester leur mécontentement.
Incroyable !

« Le règlement intérieur impose
les horaires
» a continué le direction. Une représentante du personnel
lui a fait remarquer que le départ un quart d’heure plus tôt était un acquis des 35h et que le règlement intérieur tel qu’il
est publié sur intranet n’est pas applicable, à cause d’une
décision de l’inspection du travail de novembre 2009, à laquelle la
direction n’a toujours pas réagi.

Cette décision modifiait ou annulait
21 articles sur 25. Pour plus de détails voici le [compte rendu du
CHSCT->http://saclay.cgtcea.org/spip.php?article69].

« J’ai rencontré environ 300
jeunes embauchés qui m’ont dit en majorité qu’ils préféreraient
partir plus tard
». La réponse d’une représentante ne s’est
pas fait attendre : « Croyez vous qu’ils sont en position, face à
un directeur de dire que, oui, ils veulent partir pile à l’heure ?
N’est-ce pas aussi une preuve de la charge de travail et du manque
d’embauche, en particulier les 38 embauches non effectuées en 2009 ?
»

« Dans la recherche on ne pose pas son stylo à 17h ! », a repris la direction, dans la droite
ligne de l’ancien administrateur général qui disait « on
ne travaille pas assez au CEA
 ». Quel mépris pour
les personnes qui non seulement travaillent le mieux possible pendant
les horaires, mais souvent ont des activités et des obligations le
matin et le soir. De plus, un chercheur lui a fait remarquer que
justement dans la recherche les horaires sont variables, par exemple quand ça ne vient pas, autant partir tôt. Et puis si tout le monde travail dans le domaine de la recherche, tout le monde n’est pas chercheur.

« Si tout le monde est obligé
de partir à 17h, vous mettez en péril le CEA.
 » Une
salariée a eu tôt fait de répondre que, de son expérience
personnelle, c’est le démantèlement des acquis comme les lignes de
cars qui entame la disparition des entreprises ou des organismes
.
En plus qui a jamais dit qu’on était obligé de partir à 17h ? Un
salarié à qui ça plaît peut travailler plus tard. Mais il faut absolument que ceux qui veulent partir à l’heure puissent garder la qualité de transport des cars du CEA.

Au final il était
clair pour tout le monde que le projet de la direction était un
moyen de commencer à diminuer le service de cars CEA. Les trajets
seraient plus longs, avec des cars tellement pleins qu’aucun nouvel
usager ne pourrait les prendre.

La direction ne veut rien entendre, il faudra se mobiliser à nouveau, c’est maintenant
que se décide le plan transport !

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